le voyage fantastique de STEPHANE et sa princesse

BIENVENU DANS NOTRE UNIVERS; MYSTERE; PARANORMAL; FEERIE TOUT CE QUI NOUS PARAIT INSOLITE A PARTAGER AVEC VOUS

posté le 13-02-2009 à 15:53:54

SOPHIE MARCEAU



Sophie Danièle Sylvie Maupu est née le 17 novembre 1966, à Paris. Rien ne la prédisposait à devenir l’une des principales ambassadrices de charme du cinéma français : c’est par hasard qu’elle accède aux plateaux de tournage, alors qu’elle ne cherchait qu'à se faire un peu d'argent pour les vacances. En 1980, la jeune fille laisse sa photo dans une agence de casting à la suite d’une annonce recherchant des adolescents. Mais ses portraits vont attirer l’œil de la directrice de casting de « La Boum », de Claude Pinoteau. Convoquée aux essais, Sophie va emporter le rôle principal et tourner cette comédie familiale sucrée qui se révélera un véritable triomphe commercial.





Sophie se retrouve affublée d’un pseudonyme qu’elle a choisi, selon la légende, en se promenant avenue Marceau (selon une autre version, un assistant lui aurait proposé de choisir son nom dans une liste d'avenues de Paris). En attendant, la voici catapultée au rang de vedette à part entière, qui attire les quolibets de cinéphiles ricaneurs mais remporte les suffrages du grand public. A star is born ! Si elle surfe sur la vague de son succès initial en tournant « La Boum 2 », Sophie montre rapidement de l’ambition artistique et va apparaître dans des films de prestige comme « Fort Saganne » d’Alain Corneau et « Police » de Maurice Pialat (tournage très éprouvant).



La carrière de Sophie Marceau va ensuite être marquée par une étrange ambiguïté, induite par la situation du cinéma français des années 80 : si elle conserve une indéniable popularité, largement entretenue par les médias, Sophie multiplie les échecs commerciaux. Sans doute victime de sa volonté de casser son image, elle a du mal à s’imposer dans des rôles sérieux : ce sont les désastres de « Descente aux enfers », « Pacific palisades » et surtout des films tournés par son mari, le cinéaste Andrezj Zulawski. « L’Amour braque », « Mes nuits sont plus belles que vos jours » et « La Note bleue » foncent littéralement dans le mur. L’ambitieuse superproduction « Chouans ! », de Philippe de Broca, ne remporte pas plus de succès. Si elle renoue avec le box-office grâce à « La Fille de D’Artagnan », c'est surtout par l'international que Sophie va relancer sa carrière, en tenant des rôles dans « Braveheart » de Mel Gibson, le James Bond « Le Monde ne suffit pas », ainsi que dans « Par-delà les nuages » de Michelangelo Antonioni.



Malgré son prestige, Sophie Marceau demeure la tête de turc d’une partie de l’opinion : elle a en effet acquis, à tort ou à raison, une réputation de diva capricieuse et arrogante au caractère de cochon, ce que renforcent des déclarations un peu maladroites et une susceptibilité outrancière. Elle menace ainsi Julien Clerc d'un procès pour une chanson où il évoque "les seins de sophie Marceau", deux attributs qu'elle ne rechigne pourtant pas à montrer à longueur de films. De même, ne s'étant pas entendue avec Vera Belmont, la réalisatrice de « Marquise », elle ne se prive pas de descendre consciencieusement le film et la cinéaste... lors de la promo ! "Ce tournage a été un enfer. J'en ai gardé l'un des pires souvenirs de ma vie. (...) Sincèrement, je ne tiens pas à défendre le film" (Interview parue dans Le Parisien).





Son talent d’actrice souffre parfois de l’absence de direction, comme le prouve « Belphégor », où elle atteint les sommets du grotesque dans une mauvaise imitation d’Isabelle Adjani. Un discours incohérent et improvisé, prononcé au festival de Cannes 1999, la poursuivra longtemps. Trop lisse et parfaite, Sophie Marceau ne peut qu'attirer les moqueries de certains dans ses trop nombreux moments de ridicule.


Sophie, si proche des animaux...


Par sa filmographie plus qu’inégale, en décalage avec sa renommée, et une image publique aux frontières du kitsch, Sophie Marceau s’affirme comme une vedette d’un autre temps, à l’image des Brigitte Bardot et autres Michèle Mercier, dont la gloire dépassait de loin le palmarès professionnel. Bien meilleure comédienne que ses deux collègues précitées, Sophie a su gérer sa carrière avec une ambition qui, si elle n’est pas toujours couronnée de succès, a au moins le mérite de la constance. Les dérapages de sa carrière sont de toute manière suffisamment spectaculaires pour nous fournir d’exemplaires nanars qui renforceront son capital de sympathie (continue, Sophie : quand tu te plantes, on t’aime encore plus !).

En 2002, elle réalise son premier long-métrage avec "Parlez-moi d’amour". Elle fait ensuite son retour dans de grosses productions avec "Anthony Zimmer" (2005) et "La Disparue de Deauville" (2007), sur le tournage duquel elle entame une idylle avec un autre de nos acteurs préférés, Christophe Lambert.


Que d'émotions... on ne se lasse pas d'observer l'incroyable talent de Sophie à faire passer des émotions sur son beau visage. Le croyez-vous, mais Sophie peut changer d'expression en l'espace de quelques fractions de secondes. L'appréhension, la découverte, l'outrage, l'autisme... Quel talent !
 


Commentaires

 

1. chris-tof  le 22-02-2009 à 20:27:01  (site)

Alors la bravo. Quelle magnifique actrice qu'est Sophie Marceau. La boum rendait vraiment hommage à la jeunesse de l'époque des années 80. C'était fort, comique et dramatique en un mot: c'était beau. Super ton article chef.

 
 
 
posté le 13-02-2009 à 15:51:39

JEAN-CLAUDE VAN DAMME









Le petit Jean-Claude Camille François Van Varenberg naît le 18 octobre 1960 à Berchem-Sainte-Agathe (commune de Bruxelles), de parents fleuristes. Le futur culturiste est alors un gamin chétif, sensible à la musique classique et à la peinture, touchant même un peu de piano à l’occasion.



Sous la pression de son père, qui souhaite vivement que son petit affirme plus vigoureusement son caractère, JC s’initie au ballet et au karaté, essayant de trouver une complémentarité entre les deux qui définira son futur style de combat avant que l’affèterie égocentrée ne l’emporte loin de tous. Alors qu’on lui propose de rejoindre l’Opéra de Paris en tant que danseur, Jean-Claude préfère quitter l’école dès l’âge de seize ans pour se concentrer sur le karaté et le body-building, et au bout de quelque temps ouvre son propre centre de fitness à Bruxelles, le California Gym.



Malgré le succès indéniable de ce dernier, et sa reconnaissance grandissante en Belgique où ses qualités athlétiques lui valent plusieurs récompenses, la vie de Jean-Claude va prendre un tournant décisif. Engagé pour un rôle de petite frappe dans le film « Rue Barbare » de Gilles Bréhat (rôle qu'il ne décrochera finalement pas), il se découvre un intérêt pour le cinéma qui changera sa destinée. Il décide de tout plaquer et de débarquer sur le sol américain en 1982, avec 2000 $ en poche et ne parlant même pas anglais, se rebaptisant Jean-Claude Van Damme en hommage à l’un de ses anciens mentors.



Débutent cinq années de galère, où il apprend peu ou prou l’anglais (dans une vieille interview il raconte que c’est grâce aux « Pierrafeus ») et vivote de petits boulots en petits boulots. Chauffeur de taxi ou de limousine, livreur de pizza, poseur de moquette, entraîneur personnel dans ses grandes heures, Jean-Claude décroche son premier rôle dans une panouille incommensurable dénommée « Monaco Forever » où, interprétant un rôle bouffon de karatéka homosexuel, il dévoile ses biceps dans un marcel évocateur, tentant de dévoyer le jeune héros dans une scène d’anthologie. Ses réels débuts, il les fait dans Karate Tiger : le Tigre Rouge, dans lequel il incarne Ivan, le méchant russe qui se fait rouster à la fin. Vingt minutes d’apparition à l’écran, c’est pas encore la consécration.






En 1986 il décroche le rôle de la créature dans « Predator » en exagérant un rien ses prouesses passées d’artiste martial, mais las, insatisfait de ne pas être crédité au générique, il se retire du tournage de ce film de John McTiernan, pour être remplacé par le géant Kevin Peter Hall. Subsistent de sa prestation quelques plans où il interprète les mouvements de la créature camouflée. N’y tenant plus, il tente quelques mois plus tard le tout pour le tout. Il attend Menahem Golan (patron de la Cannon et producteur à ce titre, avec Yoram Globus, d’un nombre incalculable de chefs-d’œuvre) à la sortie d’un restaurant et lui fait une démonstration de ses fameux high kicks. Impressionné par la niaque du musclé belge qui en veut, Golan lui propose d’interpréter la légende martiale Frank Dux dans le premier volet de la saga « Bloodsport ». Conscient qu’il s’agit probablement de sa dernière chance de se vendre au monde entier, Jean-Claude y met toute sa rage et signe ce qui est sûrement sa meilleure performance.



Il enchaîne ensuite les séries B d’exploitation pour la Cannon, et se dit qu’il peut réussir au moins autant que Bruce Lee en son temps. A raison de deux films par an environ, le phénomène Van Damme grossit et fait le bonheur des vidéo-clubs et bientôt des salles obscures. « Cyborg » et ses combattants aux noms d’instruments de musique, « Kickboxer » et son entraînement bigger than life, « Full Contact » où il commence à faire un blocage sur sa superbe corporelle, le très chiant « Coups pour Coups », le non-sensique « Double Impact », autant de produits où Jean-Claude exploite ad nauseam des personnages avec un lourd passé à expier, qui s’en prennent plein la gueule entre deux grands écarts avant d’exploser la face du bad guy alors que la nuit enveloppe les décors foutraques d’un drap de velours.



On estime les prémices de son pétage de câble aux alentours de cette période, alors que son salaire et les budgets de ses films deviennent de plus en plus élevés. Jean-Claude est allé au bout de son rêve après sept ans d’expédients, sans jamais abandonner, en mentant sur son cursus athlétique passé et en obtenant de ses réalisateurs qu’ils mettent en valeur son physique altier, certes, mais les faits sont là. Grisé par l’engouement autour de sa personne, Van Damme se construit dès lors un personnage pour les médias en une variation parodique malgré elle de la Bruce Lee attitude : culte de son propre corps pour s’accomplir en tant que personne, arrogance inébranlable sur ses performances physiques et ses qualités d’acteur ("Ok, Jean-Claude Van Damme n’est pas Anthony Hopkins, mais Anthony Hopkins n’est pas Jean-Claude Van Damme"), aphorismes abscons délivrés comme autant de vérités à décrypter pour saisir le mythe. Et tout comme Bruce Lee, JCVD développe un attrait privilégié pour les substances illicites, la coke en particulier, ne le faisant pas encore planer en permanence mais pas loin. On se souvient de son rot anthologique en pleine question d’Annie Lemoine dans Nulle Part Ailleurs, de son interview avec Giordano où il demande à son assistant de fermer cette fucking… How do you say ? Ah oui la porte. A cette heure, il prête à sourire et n’est pas encore pris dans son propre piège.



Pour Hollywood, il devient « The Muscles from Brussels », asseyant sa fierté en dogme de vie. Après « Universal Soldier » et le bousissime « Cavale sans Issue » où il se frotti-frotte contre Rosanna Arquette dans de belles couleurs bleues, il se gagne une petite réputation d’artiste capricieux sur le tournage de « Chasse à l’homme » d’un certain John Woo qui, ah ah ah, ne parle pas très bien anglais et se voit voler la coordination de certaines scènes par un Jean-Claude super sûr de lui. Laissant les fans misérables du metteur en scène en attente d’un hypothétique director’s cut toujours espéré, il enquille sur « Timecop », « Street Fighter » et l’assez pourri « Mort Subite ». Des nanars et navets en pagaille dont les dividendes perçus lui permettent de s’investir dans ce qu’il nomme très sérieusement son Lawrence d’Arabie, « Le Grand Tournoi » (The Quest) qu’il écrit / produit / réalise / interprète, alors traumatisé par un petit film d’un réalisateur inconnu, « The Blade » de Tsui Hark. Bien que son opus soit à mille lieux de son référent ou de la fresque épique annoncée, le film n’est pas si honteux que ça et le tournoi en question recèle même de sympathiques instants de bravoure. Mais se prend une légère déconfiture au box-office, après la gamelle de « Mort Subite ». C’est pas grave, Jean-Claude continue quoi qu’il arrive, malgré la place de plus en plus prédominante de la poudre blanche dans sa vie dissolue.




En plein marasme affectif avec son épouse, Jean-Claude devient la caution morale incontournable pour les réalisateurs hongkongais souhaitant s’installer aux States à l’approche de la rétrocession de l’archipel à la République Populaire de Chine. Après John Woo, c’est au tour de Ringo Lam de le faire tourner dans « Risque Maximum », série B pas trop mal mais sans grand intérêt si ce n’est le featuring assez rigolo de Jean-Hugues Anglade dans le rôle de son frère. Un an plus tard, de plus en plus atteint et égocentrique, JCVD concrétise l’un de ses projets, travailler avec Tsui Hark pour « Double Team ». Mais il réduit ses chances en se montrant positivement imbuvable avec le metteur en scène culte, lui montrant carrément comment filmer certaines scènes, parvenant à dégoûter ce dernier de rester aux Etats-Unis. Mais en bon punk vis-à-vis du système, Tsui n’en reste pas là et accepte une seconde collaboration avec Van Damme pour « Piège à Hong Kong », où il se venge presque honteusement du karatéka belge tout en expérimentant pour son futur « Time & Tide ». La vision attentive de cet opus permet de cibler précisément la chute exponentielle de JCVD : les yeux souvent bouffis, complètement éteint lors de certains dialogues, parachutés au beau milieu de scènes qui n’ont objectivement rien à foutre dans un scénar déjà bien barré.



En pleine perte de la précieuse maîtrise de soi qui rendait les égarements de Bruce Lee autrement plus crédibles, JCVDdirect-to-video« Légionnaire » (tiens, voilà du boudin-in), « Universal Soldier 2 » ou encore « Inferno » (avec une phrase particulièrement ésotérique dans la bande-annonce : "Ils ne l’attendaient pas… lui non plus"). Même Steven Seagal le débine en public (pour se faire un peu de pub), affirmant à qui veut l’entendre que JCVD a menti tout du long de sa carrière sur ses prouesses martiales passées, et qu’il n’est plus qu’un sinistre bouffon.

devient un phénomène malgré lui, pour sa tendance à dire objectivement n’importe quoi en interviews, multipliant les phrases fumeuses à prétention philosophique. La mode "Van Damme est un con" débute approximativement en 1999 avec une interview délirante accordée à "Première" et atteint son apogée en 2001 après sa prestation sur le plateau de l’émission de télévision française « Loft Story », où il se lance dans un ahurissant monologue sur la nécessité d’être « aware », sous les yeux perplexes des candidats. Dépassé par la dégringolade de son statut de star au rang de guignol qu’on invite pour s’en moquer, Van Damme essaie de décrocher de son démon cocaïné et entre selon la rumeur dans plusieurs séries de désintoxication, alignant péniblement quelques tels que

En 2001, Van Damme refait parler de lui au Festival de Cannes, où il annonce qu’il est back mentally and physically avec plein de projets (« The Order », « The Monk », « Hellfire ») dont un seul parviendra jusqu’à nos salles obscures : « Replicant » de Ringo Lam, où il tient plus qu’honnêtement un double-rôle. Ce qui devait être le film du rachat, de la ré-affirmation de son potentiel n’obtient que peu de suffrages, tant JC est resté engoncé dans son personnage borderline aux phrases citées en chœur par ses nouveaux fans pervers. De plus, alors que Jackie Chan et Jet Li commencent à percer violemment à l’international, ses high-kicks n’impressionnent plus personne… Reste l’image d’un acharné qui s’est battu pour accéder à son but avant de se faire brûler les ailes par ses propres excès grandiloquents. N’est pas Bruce Lee qui veut…


« In Hell », troisième collaboration de Jean-Claude avec Ringo Lam après « Risque Maximum » et « Replicant » (le projet « The Monk » semble être tombé à l'eau)


A partir de 2005, Jean-Claude semble retrouver un peu de sa gniaque passée. Soigné de ses addictions, Van Damme enchaîne les tournages, ses collaborations avec Ringo Lam (« Replicant », « In Hell ») lui ayant permis de regagner un peu de sa crédibilité auprès des amateurs de cinéma d'action. Le temps du vedettariat de premier plan semble néanmoins derrière lui, et ses films sortent désormais directement en vidéo-club. Jouant du côté un peu kitsch de son image, il s’offre quelques apparitions surprises dans des productions françaises (« Narco ») ou turques (« Sinav »). Si le rôle de l’athlète romain Cornedurus dans « Astérix aux jeux Olympiques », pour lequel il était initialement prévu, échoit finalement au kickboxer Jérôme Le Banner, Jean-Claude Van Damme revient sur grand écran par un biais décalé : il interprète en effet son propre rôle de vedette un peu has-been et déglinguée dans la comédie dramatique « JCVD », montrant au passage des vraies qualités de comédien et apportant la preuve que les come-backs les plus improbables sont parfois de l’ordre du possible. Que le chemin de la rédemption passe par la comédie ou le Direct-to-Video, gageons que les muscles de Bruxelles sont encore loin d'être finis.


 


Commentaires

 

1. chris-tof  le 22-02-2009 à 20:21:29  (site)

Jean claude vandamme est un très grand acteur je te remercie de lui rendre hommage dans ton blog. Il fut bien assez décrier par le passé mais ce temps là est révolu fort heureusement pour lui.

2. chris-tof  le 19-08-2009 à 22:21:23  (site)

Van Damme, un artiste difficilement compréhensible mais avec le temps il a réussi a reparlé normalement enfin a peu près. Ce que l'on retiendra de lui c que ces muscles sont plus avances que son cerveau shooté a donf mais on retiendra également sa carrière prodigieuse entre bastons et coup de pied se finissant en grand écart. Comme disait le com avant moi merci d'avoir fait un article sur ce specimen rare. Merci mon cher steph.

 
 
 
posté le 13-02-2009 à 15:49:52

ARNOLD SCHWARZENEGGER



L’homme qui allait devenir Monsieur Univers, Conan le barbare, Terminator et, plus tard, Gouvernator, est né le 30 juillet 1947 à Thal, en banlieue de Graz, en Autriche. Selon la légende, le jeune Arnold Schwarzenegger est un enfant fluet qui s'ennuie dans son village et rêve de dépasser ses complexes par le sport. Fan des héros de péplums et de leurs muscles hypertrophiés, Arnold veut devenir leur égal. Muni d’une ambition à toutes épreuves, l’Autrichien va se frayer un chemin dans le monde du body-building. Il va pour cela se trouver un mentor en la personne de Reg Park, culturiste britannique qui fit une brève carrière dans le péplum (« Hercule contre les vampires », « Hercule à la conquête de l’Atlantide ») avant de devenir entraîneur. Park prend en main l’entraînement d’Arnold, et l’encourage par ailleurs à faire du cinéma pour gagner de l’argent. Le premier choix de Schwarzenegger est un peu hasardeux : il s’égare dans un péplum parodique, « Hercule à New York », où il est doublé dans la VO (les distributeurs remettront plus tard l'enregistrement de sa vraie voix dans la version DVD) et affublé du douteux pseudonyme d’Arnold Strong !





Cet échec ne décourage pas le jeune et solide Arnold. Notre homme, qui est également musclé du cerveau, a su faire fructifier ses premiers gains dans l’immobilier. A l’abri du besoin, il continue sa carrière dans le body-building et ne renonce pas à ses rêves de gloire cinématographique. Son nom impossible et son épais accent autrichien sont cependant de sérieux handicaps et Arnold, a priori, a autant de chances de devenir star qu’un Français myope et bigleux d’incarner Tarzan… Il tient divers petits rôles, sa notoriété dans les cercles sportifs l’aidant peu à peu à faire carrière. Arnold remporte en 1970 les titres de Mr Univers et Mr Monde. Il devient ensuite Mr Olympe, titre qu'il conservera cinq fois de suite. En 1975, il défend victorieusement sa couronne de Mr Olympe face à Lou Ferrigno, Mr Univers en titre : la compétition fait l'objet du documentaire « Arnold le magnifique » (« Pumping Iron »), qui booste sa notoriété dans les médias.On le voit tenir des rôles relativement importants, comme dans « Cactus Jack », balourde parodie de western signée Hal Needham (« Mega Force » !) où il incarne un héros crétin face au méchant Kirk Douglas.



Mais sa carrière au cinéma patine toujours, jusqu’à ce que «Conan le barbare » lui offre enfin un rôle à sa mesure, semblant avoir été écrit pour lui. Arnold aurait pu n’être que l’homme d’un seul rôle, mais il va s'imposer et bâtir une carrière à la démesure de ses larges épaules. Il crève l'écran dans « Terminator », où son personnage de méchant cyborg lui offre un nouveau rôle idéal et lui permet de se montrer bon comédien. La filmographie d'Arnold Schwarzenegger se confond ensuite avec l'histoire du film d'action hollywoodien des années 80 et son évolution vers toujours plus de spectaculaire. Désormais richissime vedette, le petit Autrichien, devenu citoyen Américain, épouse une Kennedy, fréquente la jet-set et se voit confier par le Président Bush (senior) une mission de promotion du sport auprès des jeunes.





Gérant très intelligemment sa carrière, "Schwarzie" adoucit son image par des comédies familiales assez niaises (« Jumeaux », « Un flic à la maternelle ») mais couronnées de succès au box-office. Le Terminator sait user avec suffisamment d'humour de son image "larger than life" et surmonter ses limites de comédien pour composer des héros hollywoodiens dans la tradition de Charlton Heston et Victor Mature. On le voit dans des classiques du divertissement eighties comme « Predator » et « Commando », ce dernier film étant d'un telle outrance qu'il se trouve, selon certains, aux frontières du nanar.





L'image de Schwarzenegger est en effet celle d'un pur héros de comic-book, toujours au bord du kitsch et de la parodie, qu'elle soit volontaire ou involontaire. Sa carrière est ainsi l'illustration de l'ambiguïté de la notion de nanar : ce qui est pour les uns du spectacle exemplaire sera pour les autres une parfaite guignolade. Le "too much" est à ce prix.



Tandis que son rival en body-building Sylvester Stallone voit sa carrière péricliter, Arnold squatte les cimes du box-office au début des années 90. Mais son succès va décliner à partir de 1993 et du relatif échec de « Last action hero », où il tentait de parodier son image. S'il renoue avec le succès grâce à « True lies », ses films suivants ne feront que confirmer que l'androïde commence à s'essouffler. Sa prestation calamiteuse en super-méchant dans le ridicule « Batman & Robin » fait quant à elle ressurgir le spectre du Schwarzenegger version nanarde.





La cinquantaine finissante, notre homme va cependant user de sa popularité pour bifurquer vers une autre voie. Grâce à ses connections dans le Parti Républicain, Arnold, à qui l'on prêtait depuis longtemps des ambitions politiciennes, va profiter de la révocation fin 2003 du Gouverneur de Californie pour se présenter et accéder, au terme d'une campagne-massue, à la tête de l'un des principaux Etats américains - comme jadis un autre acteur, nommé Ronald Reagan. Y trouveront leur compte les américanophiles - qui voient dans le succès de cet immigré au nom imprononçable un symbole du rêve américain - et les américanophobes, qui y verront la confirmation que les Ricains élisent vraiment n'importe qui.





Si les fonctions électives de Schwarzenegger mettent de fait, pour le moment, un terme à sa carrière cinéma (à l'exception de quelques apparitions clin d'oeil), il nous restera pour nous consoler une filmographie symbole du parcours d'un homme à l'ambition de fer et concentré du cinéma d'action testostéroné. Si sa présence sur ce site est justifiée par l'outrance de certains de ses films, Schwarzie est là pour nous rappeler que le nanar au cinéma est avant tout une affaire de plaisir et de sain divertissement !



 


Commentaires

 

1. chris-tof  le 19-08-2009 à 22:03:05  (site)

salut grand chef c ton pote chris. Schwarzy c'est tout une époque. Des muscles en béton un cerveau au dessus de la moyenne car il es gouverneur. Il a peut etre été pistonné mais ca nous ne le sauront jamais héhé. A bientot, tjr superbe ton blog, des articles recherchés et intelligent, bravo!

 
 
 
posté le 13-02-2009 à 15:48:32

SYLVESTER STALLONE



Incarnation malgré lui du nanar à grand spectacle, Sylvester Enzio Stallone est né le 6 juillet 1946 à New York. Malgré une légère paralysie faciale due à un accident de naissance, le jeune Sylvester vise une carrière de comédien ; il apprend son métier à l’université de Miami et retourne ensuite tenter sa chance à New York. Ses débuts sont difficiles : entre deux pièces de théâtre off-broadway, il vivote de petits boulots et tourne pour une poignée de cents un porno-soft minable, « A party at Kitty and Stud’s », qui ressortira des années plus tard sous le titre de « L’Etalon italien », pour profiter de sa gloire nouvellement acquise.



Sylvester fait petit à petit son chemin, s’imposant dans des rôles de plus en plus importants, jouant notamment des personnages de gangsters et de voyous. On le remarque ainsi en méchant dans le désopilant « Les Seigneurs de la route / La Course à la mort de l'an 2000 », où il se fait corriger par David Carradine. A noter que beaucoup des films où il tenait de petits rôles ressortiront également en l’annonçant en vedette.


Sylvester en homme de main de Al Capone dans une petite production de Roger Corman





Mais Sylvester a dans sa manche un atout qui lui permettra de sortir du rang : le scénario de « Rocky ». Ce touchant mélodrame sportif attire en 1976 l’intérêt de Hollywood, et Stallone va parvenir à s’imposer dans le rôle-titre. Le film est un triomphe, et le monde entier applaudit Sylvester Stallone, qui se révèle un acteur fort convaincant dans un rôle écrit par et pour lui. Nominé pour l’Oscar du meilleur acteur, il remportera finalement… celui du meilleur scénario !







Stallone est allé au bout de ses rêves, là où la raison s’achève : la voie royale s’ouvre à lui. Privilège des nouvelles stars, il devient réalisateur avec « La Taverne de l’enfer », drame plutôt apprécié de la critique. Il tient des rôles dans de nombreux films à gros budgets : syndicaliste véreux dans « FIST », flic de choc dans « Les Faucons de la nuit ».



A la demande générale, il réalise et interprète « Rocky II : la revanche », où son personnage devient enfin champion du monde. En 1982, un nouveau personnage lui vaut un triomphe : dans « Rambo », Sylvester fait merveille en ancien du Viêt-nam déboussolé qui, face à l’injustice, retourne à ses instincts meurtriers.





Mais la carrière de Stallone va se heurter à deux écueils : d’une part, il a, de son propre aveu, attrapé la grosse tête et perdu l’essentiel de sa capacité d’auto-critique ("J'étais persuadé que je pouvais faire un film en adaptant l'annuaire du téléphone, et que ça marcherait quand même !"), de l’autre, il a tendance à exploiter jusqu’à la lie les éléments de son succès, jusqu’à la caricature la plus épaisse et au ridicule le plus total. De symbole de la revanche des losers, Rocky va devenir l'emblème du nanar sportif. Rambo, image de la détresse d'une génération, devient un cliché patriotique beuglard.



Avant de se lancer dans la réalisation d’un film musical peu convaincant, « Staying alive », où il ne fait qu’une apparition, Sylvester tourne « Rocky III » qui, sans être honteux, fait basculer sa création originelle dans le bourrin le plus total. Le pire est à venir avec « Rambo II : la mission », où son personnage retourne au Viêt-nam pour re-gagner la guerre à lui tout seul et « Rocky IV », où il affronte le soviétique Dolph Lundgren dans un délire patriotico-débile totalement hilarant. Les muscles hypertrophiés, le visage crispé, Stallone devient une caricature de lui-même : son jeu d’acteur s’en ressent, et il devient un habitué des « Razzie awards » (les anti-Oscars récompensant les pires professionnels du cinéma). Il n'y a qu'a voir des films comme « Hot Shots 2 » pour se rendre compte à quel point la série des Rambo a pu devenir une incitation à la parodie. Sa relation avec les médias et une partie de l’opinion s’envenime : on le vilipende comme incarnation du reaganisme (lui qui incarnait le rêve de revanche des prolos), on raille ses capacités de comédien. Son mariage tapageur avec Brigitte Nielsen, suivi d’un rapide divorce, lui attire les quolibets.



C’est à ce moment que le box-office commence à le lâcher : le polar ultra-violent « Cobra » est un échec, comme le mélo sportif « Over the top », grâce auquel il espérait retrouver une image plus familiale. Ses films suivants n’auront pas davantage de succès : Stallone s’est trop caricaturé pour continuer d’être pris au sérieux. « Rambo III », où il part chasser les Soviets d’Afghanistan, aura la malchance de sortir au moment du désengagement de l’URSS ! Mauvais timing…



Sa tentative de se reconvertir, comme Schwarzenegger, en acteur comique (« L'Embrouille est dans le sac » - remake d'« Oscar », avec De Funès ! - et « Arrête ou ma mère va tirer ») sera un vrai désastre. Une tentative de ramener Rocky à ses racines réalistes dans un cinquième épisode ne convaincra pas davantage.





Retrouvant le succès avec « Cliffhanger » en 1992, Stallone se voit cependant supplanté par son rival en body-building Arnold Schwarzenegger. Il connaît une série de demi-succès (« Demolition man », film qui conserve cependant un solide noyau de fans sur notre forum) et de vrais échecs (« Judge Dredd »). « Copland », où il tient un rôle de composition, remporte un succès d’estime mais ne suffit pas à relancer sa carrière, et « Get Carter », polar de prestige, est un flop. « Driven » ne fait que confirmer qu'après la cata de « Rocky IV » et celle d'« Over the top », Sylvester reste le roi du nanar sportif.









Sylvester Stallone a eu la malchance de mal exploiter son image de vedette, jusqu’à la faire sombrer dans le nanar le plus parfait. Dommage, car ses débuts indiquent qu’il méritait mieux et l’homme, lucide et intelligent dans son analyse de sa filmographie, attire la sympathie. Mais tant mieux pour Nanarland et les amateurs de mauvais cinéma du monde entier : s’il a déçu les cinéphiles, Sylvester aura fait faire quelques pas de géants à la cause du nanar !





En 2006, alors qu'il semble définitivement enterré, Sly refait surface avec un projet des plus improbables : « Rocky Balboa », sixième épisode de la série, qui le voit remonter sur le ring à cinquante ans passés (soixante dans la vie !). Ce film au budget modeste, qu'il interprète et réalise, est un joli succès commercial et critique, lui assurant un regain de popularité. Reste à voir si le retour à son rôle fétiche (et l'on parle maintenant d'un « Rambo IV » !) lui assurera un vrai retour au firmament hollywoodien, mais force est de constater que la morale de Rocky reste vraie : on n'a jamais tout à fait perdu.

 


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1. chris-tof  le 19-08-2009 à 22:11:07  (site)

c'est tjr ton pote chris, haaa stallone avec ces series rocky et rambo. Formidable d'intelligence deux séries cultes si il en est. Certe il fut un temps ou il a pondu de grosses bouzes mais meme dedans il parait culte. Plus fort que lui ca n'existe pas a l'affiche bientot the expendables, un film ou tt les gros bras aux grosses veines bleues vont nous en mettres pleins la calbasse! Déja culte, déja une tuerie bien avant sa sortie. Vive stallone et sa gueule de boulet!

 
 
 
posté le 13-02-2009 à 15:46:13

Steven Seagal !



Le petit Steven Seagal voit le jour le 10 avril 1951 à Lansing, dans le Michigan. C’est à l’âge de 7 ans que sa vie bascule, lors de sa découverte des arts martiaux. Il étudiera l’aikido pendant une bonne dizaine d’années avant de sauter le pas : en 1971, il part au Japon, étudier avec les grands maîtres zen et bouddhistes. Il y restera 17 ans, et ce qui s’est passé dans cet intervalle, lui seul le sait…



Ce dont on est sûr, c’est qu’il épouse Miyako Fujitani en 1975, qu’elle lui donnera deux enfants, et que le père de la demoiselle lèguera au futur panda vigoureux (son adorable surnom donné par Mad Movies) son dojo. Steven deviendra ainsi le premier occidental à posséder un dojo au Japon, adoptant pour l’occasion le nom de Take Shigemichi aux yeux de ses compatriotes de cœur nippon. Il perfectionnera sa maîtrise martiale en accumulant des ceintures noires en aikido, karaté, judo et en kendo. Pour ce qui est du reste de son séjour japonais, l’on se perd en conjectures, peu aidé par le vigoureux Steven, qui brouille depuis ses débuts les pistes à l’envi pour asseoir son aura mystérieuse de saumon agile (son autre surnom).


Steven Seagal aux côtés de Miyako Fujitani.


Ainsi, Steven aurait fricoté grâce à sa sphère d’influence avec des pontes de la CIA, pour qui il aurait bossé en souterrain, en prolongement de ses potentielles activités de chasseur de primes (il affirme d’ailleurs à ce sujet que son premier film, "Nico", serait grandement autobiographique) ; il aurait participé à la lutte pour le Tibet libre, recueillant chez lui des opposants ; ou enfin il se serait acoquiné au travers de ses relations influentes avec la mafia italienne. L’année suivant le divorce avec Miyako (1987), Steven décide de rentrer saisir sa chance aux Etats-Unis. Il commence par ouvrir un dojo en plein West Hollywood, le Ten Shin Dojo, où il coachera quelques stars telles que Sean Connery ou même le gigantesque Toshiro Mifune. En parallèle, il bosse comme garde du corps pour célébrités hollywoodiennes. C’est l’une d’entre elles, l’agent intouchable Michael Ovitz (qui est resté l’un des hommes les plus influents d’Hollywood pendant une bonne décennie), qui donnera sa chance à Seagal, en lui confiant le soin d’interpréter le flic Nico Toscani dans "Above the Law" ("Nico").



Dès lors Steven devient pour les afficionados une valeur sûre du polar hard boiled, partagé entre les films d’auto-défense bourrins et les pamphlets pro justice expéditive. Avec, cerise sur le gâteau, l’avènement d’un nouveau style de combat : Steven apporte l’aikido à Hollywood en n’en retenant que l’aspect le plus… massif. En gros, quand il ne tatanne pas sauvagement la face de ses adversaires impies, il les immobilise deux secondes avant de leur exploser le bras. Un nombre conséquent de bad guys probablement handicapés à vie dont le nombre ne fait que s’accroître avec le premier vrai grand succès de Steven, "Piège en haute mer", le premier volet du dyptique "Under Siege". Il y joue Casey Ryback, ancien barbouze des services secrets devenu cuistot pour une raison connue de lui seul (encore une fois), qui tel le John McLane de base s’en va-t-en-guerre contre des terroristes indélicats. Le film sort en 1994 et fait un joli carton au box-office, au point que pour parler franc, Steven ne se sent plus ("I am just hoping that I can be known as a great writer and actor some day, rather than a sex symbol", citation d’époque rigoureusement véridique).



Fortement marqué par son équivoque expérience asiatique, Steven souhaite dès lors profiter de sa nouvelle notoriété pour faire passer des messages plus profonds tout droit hérités de ses racines spirituelles. Avec une sincérité désarmante, qui l’oriente parfois à côté de la plaque (entre autres anecdotes, il se fait gentiment lourder du plateau de "Prêt-à-Porter" de Robert Altman, alors qu’il était sur le point de faire une conférence pro-bouddhisme à ce qu’il pensait être un vrai défilé de mode), il se pose en militant de justes causes telles que l’écologie. Au point d’en faire un film, son film (écrit-réalisé-interprété), "Terrain Miné". Il y joue Forrest Taft, ranger écolo, qui sauve l’Alaska et la population inuite à lui tout seul des griffes du méchant industriel campé par le fantôme de Michael Caine.



On le retrouve plus humble dans "Ultime Decision" avec Kurt Russell, où à la surprise générale Steven meurt dans la première moitié du film. La critique est unanime pour dire qu’il s’agit de sa meilleure performance. Retour dès lors pour notre panda préféré à l’actioner dans ta face, où il se campe à l’inverse de ses principes un personnage de gros bourru limite faf ("Le Patriote / Piège à haut risque"). Mais le torchon brûle avec les majors hollywoodiennes : après "Menace Toxique" ("Fire Down Below") et "Le Patriote", Steven s'oriente doucement vers le secteur de la série B.





Gloire périclitante, débutant un abonnement inquiétant aux produits direct-to-video, Steven revient en petite forme dans le très très, mais alors très très crétin (dans le sens affectueux du terme) "Hors Limite". Un film qui se taille un petit succès, au point d'amorcer le début d’une nouvelle franchise comme seule Hollywood peut en générer : le mix hip hop / baston. Seagal est donc confronté au rapper DMX, plat comme c’est pas permis, tandis que les morceaux de bravoure non-sensiques s’enchaînent. Mon préféré : Steven, forcé par sa supérieure, s’en va assister à une thérapie de groupe pour canaliser sa violence. Lorsque la psy lui demande pourquoi il est en colère, Steven de lui répondre : "Je ne suis pas en colère, je ne cache même pas ma joie. Vous voyez ce visage ? C’est le visage du bonheur. Et je vous souhaite de connaître un bonheur comme le mien." Le deuxième volet de la confrontation hip hop US Vs Seagal, "Mission Alcatraz" (où Ja Rule fait très bien le Martin Lawrence du pauvre) accuse une sévère baisse de rythme, et espérons-le, la fin d’un genre.


Rincez-vous le gosier avec "Lightning Bolt", la boisson énergétique de Steven, et découvrez vous aussi le bonheur de casser des bras d'une moue boudeuse.


Quelque peu usé des facéties de sa carrière, le Steven que l’on découvre dans "Mission Alcatraz" ("Half Past Dead") est quasi méconnaissable, accusant une prise de poids conséquente grossièrement maquillée par un montage qui tente de faire paraître ses gestes plus sveltes qu’ils ne le sont. Si le modèle martial de ses prémices cinématographiques penchait plutôt du côté d’un Jet Li radicalisé, Steven ressemble à présent à un Sammo Hung ("Le Flic de Shanghaï", mais pas que) tout pataud et malhabile. A tel point que le "Belly of the Beast", titre VO de "Un aller pour l'enfer", que l'on pourrait traduire littéralement par "Le Ventre de la bête", résonne d’une singulière ironie pour les plus facétieux… Avec "Into the sun", Steven tente de remaker le "Yakusa" de Sydney Pollack en s’attribuant le rôle de Robert Mitchum.



La carrière de Steven semble depuis avoir pris un aller simple direct pour les tréfonds des vidéos club. Négociant le peu de de notoriété qui lui reste, Seagal se contente desormais de faire acte de présence dans des films de plus en plus ineptes, tournés en Europe de l'est à la chaîne et à moindre coût par des compagnies de troisième zone. Dégouté par la médiocrité des "Piège en Eaux Profondes" et autres "Attack Force" qu'il aligne pour payer les pensions de ses trois divorces - un vif litige l'opposera même à Nu Image du fait de son attitude sur les plateaux - il se concentre désormais sur la musique, sa nouvelle passion, et sort 2 albums de blues plutôt bien accueillis par les critiques. Sa voix rocailleuse et désabusée colle bien à la guitare et Steven s'est offert une tournée jusqu'en Europe.



Mais pas d'inquiétude : pressé par ses banquiers, il continue à enquiller les actioners virils aux titres évocateurs :"Vol d'enfer", "Mercenary", "Ultime vengeance", "Once Upon the Time in the Hood" ou "Prince of Pistol". Comme le dit le Bushido : même fatigué, le saumon a toujours de la ressource... Tournera-t-il un jour l'ambitieuse biographie de Gengis Khan dont le projet traîne depuis longtemps dans ses cartons ? Sacré panda, va !


 


 
 
 

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