Le règne d'Henri IV est marqué par un redressement rapide et impressionant d'une France ruinée par les guerres de religion. Sous le règne de Louis XIII, efficacement complété par Richelieu, la traditionnelle opposition entre France et Habsbourgs (d'Autriche et d'Espagne) se remet en place. Avec le belliqueux Louis XIV, l'Europe s'embrase à nouveau. Les seuls points positifs de ce long règne sont la mise au pas définitive de la Noblesse et l'avénement d'un roi Bourbon sur le trône d'Espagne... mais la France est ruinée par une suite de guerres au dessus de ses forces. Sous Louis XV, c'est le même enchaînement de guerres (Frédéric II de Prusse ayant remplacé Louis XIV dans le rôle du boute-guerre), qui aboutit à un royaume tout aussi ruiné. Avec Louis XVI, la France réussit à se tenir en dehors des conflits du vieux continent, ne s'impliquant que dans la guerre d'indépendance des Etats Unis. Des réformes sont tentées, mais trop frileuses à cause de la faiblesse du roi vis à vis de la Noblesse qui craint la concurrence de la Bourgeoisie. Bientôt, le contrôle de la situation échappera à ces castes de priviliégiés, et ce sera la sanglante tourmente de la Révolution...
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![]() | Avec la fin des guerres de religion et le traité de Vervins, les paix intérieure
et extérieure sont enfin retrouvées. Henri IV s'appuie à
la fois sur les catholiques et les protestants. Le redressement du royaume
est spectaculaire. L'influence de Maximilien de Béthune, duc de Sully, est bien connue.
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Après son divorce d'avec la reine Margot,
Henri IV a épousé Marie de Médicis, nièce du
grand duc de Toscane. Elle sera la mère de Louis XIII et de Gaston
d'Orléans.
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![]() | Après la mort sans enfants de sa soeur
Marguerite, Henri IV réunit le dernier fief féodal (qu'il
possédait en tant que duc de Bourbon) au domaine royal. C'est la
fin de la Féodalité.
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Malgré la paix religieuse et l'habile
politique d'équilibre entre catholiques et protestants menée
par le roi, les cicatrices de guerres de religion restent vives.
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En pratique, la reine mère gouverne cependant toujours, flanquées
des Concini. Marie de Médicis mène une politique pro-espagnole
qui culmine avec le mariage de Louis XIII avec l'infante d'Espagne Anne
d'Autriche (« d'Autriche » car Habsbourg...).
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Louis XIII finit enfin par se débarasser de la tutelle de son
encombrante mère et de ses séides Concini.
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![]() | Richelieu, alors créature de Marie de
Médicis, suit la reine mère en disgrâce.
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Les Romains sont de grands architectes, la Maison carrée en est une preuve. Sa construction date du règne d'Auguste. C'est un temple dédié, à l'origine, au petit-fils de ce dernier. Il comporte un toit de tuile, à l'intérieur se trouvent deux rangées de colonnes. Aujourd'hui, il ne reste plus rien des statues culturelles qui servaient à honorer les dieux. Au 17ème siècle, la Maison carrée de Nîmes est transformée en église recouvrant deux caveaux et un puits antique. Vendue comme bien national à la Révolution française, elle abrite ensuite les archives du département, puis, à partir de 1823, les collections du premier musée de la ville. Ce monument n'a donc cessé d'être utilisé ; il a ainsi été préservé.<!--mstheme--> |
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Les Romains sont de très grands constructeurs. Ils ont construit un amphithéâtre à Nîmes, il a la forme du Colisée romain. A l'intérieur de celui-ci se trouve une arène où ont lieu des combats de gladiateurs et d'animaux. Il y a aussi des exécutions de condamnés, des courses de chars, de chevaux... Dans l'amphithéâtre de Nîmes se déroulent presque les mêmes jeux que ceux du Colisée, il peut contenir 20 000 spectateurs. C'est le plus célèbre amphithéâtre de France.<!--mstheme--> |
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Le théâtre d'Orange est construit sous le règne d'Auguste. Il s'agit du théâtre le mieux construit du monde romain. Les spectateurs y sont placés selon leur rang social. Les jeux qui y sont présentés sont les mêmes que ceux des cirques d'aujourd'hui : exhibitions de prestidigitateurs, de mimes, de montreurs d'ours, de danseurs, d'avaleurs de sabre, plongeurs et autres acrobates. Le mur qui se situe derrière la scène est orné de niches abritant des statues ; au centre on peut voir celle de l'empereur Auguste qu'il a fait ériger en son honneur. Chaque été, dans les murs de ce théâtre antique, se déroulent de prestigieuses représentations artistiques qui en font l'un des hauts lieux de la culture européenne. |
Dino Zoff est un footballeur italien, né le 28 février 1942 à Mariano del Friuli, dans la province de Gorizia, Frioul-Vénétie julienne, Italie. (1,82 m, 78 kg). Grâce à son palmarès et son exceptionnelle longévité, il reste pour beaucoup le plus grand gardien de but de l'histoire du football italien, ainsi qu'un des plus grands joueurs transalpins, et un des plus grands noms du sport italien.
La carrière de Dino Zoff commence par un échec. À 14 ans, il est en effet rejeté aux tests d'entrée de l'Inter Milan et de la Juventus de Turin. En cause, une taille jugée trop modeste pour faire carrière dans les buts. Il doit alors se rabattre sur le modeste club de Marianese pour débuter. Mais cinq ans plus tard, en 1961, avec 33 centimètres de plus, il est engagé par Udinese, club de Série A.
Ses débuts à Udine sont délicats, et Zoff n'est que rarement titulaire. Il doit attendre l'année suivante et la relégation de son équipe en Série B pour enfin faire parler de lui. Engagé par le club de Mantoue, il s'affirme comme un des meilleurs gardiens italiens. Malgré cela, il n'est pas appelé pour disputer la Coupe du monde de football 1966 avec la Squadra Azzurra.
En 1968, Zoff est transféré à Naples. Cette même année, il effectue enfin ses débuts en sélection, et remporte dans la foulée le Championnat d'Europe de football, pour son quatrième match seulement avec l'Italie.
De nouveau écarté du Mondial 1970, Zoff fait rebondir sa carrière en signant en 1972 à la Juventus de Turin, club où il restera onze saisons, y glanant la bagatelle de six titres de champion d'Italie, sans oublier une victoire en Coupe UEFA en 1977. Mais son plus grand fait d'armes est bien son titre de champion du monde au Mundial 1982, au crépuscule de sa carrière, un an à peine avant de prendre sa retraite, à l'âge de 40 ans, ce qui fait de lui le vainqueur le plus âgé de ce trophée.
Il intègre alors le staff technique de la Juventus, dont il devient l'entraîneur de 1988 à 1990. Limogé par les Bianconeri malgré une victoire en Coupe UEFA en 1990, il part rejoindre la Lazio de Rome, dont il devient le président en 1994.
Mais l'appel du terrain reste le plus fort, et en 1998, il accepte de prendre en main la Squadra Azzurra. Il ne s'en faudra que de quelques secondes pour que Zoff passe du statut de potentiel héros à celui d'entraîneur maudit. Pratiquant un jeu ouvert et offensif, l'équipe d'Italie séduit et se hisse jusqu'en finale de l'Euro 2000, après notamment une victoire héroïque contre les Pays-Bas en demi-finale. Mais en finale, l'Italie subit l'une des défaites les plus cruelles de son histoire en perdant contre la France un match qu'elle menait dans les arrêts de jeu. Zoff démissionne quelques jours plus tard après avoir subi de violentes critiques de la part de Silvio Berlusconi.
De retour à la Lazio de Rome, Zoff est démis de ses fonctions après un calamiteux début de saison 2001. En 2005, on fait appel à lui pour assurer un intérim de 6 mois à la Fiorentina et pour éviter au club une relégation en Série B italienne.
| Précédé par | Dino Zoff | Suivi par | ||
|---|---|---|---|---|
| Cesare Maldini |
|
Giovanni Trapattoni |
: il est fait Grand officier de l'Ordre du Mérite de la République italienne le 12 juillet 2000[1], à l'initiative du Président de la République.
Michel Platini est un ancien footballeur
français né à Jœuf (Meurthe-et-Moselle) en Lorraine le 21 juin 1955. Il est considéré comme un des plus grands joueurs de football de tous les temps, et est également considéré comme le plus grand footballeur français, aux côtés de Zinédine ZidaneRaymond Kopa. Le magazine France football l'a désigné meilleur footballeur français du siècle[1], tandis que la Juventus de Turin l'a élu meilleur Bianconero de tous les temps. Le 26 janvier 2007, il est élu président de l'UEFA succédant ainsi à Lennart Johansson. Il fut également sélectionneur de l'équipe de France de football de 1988 à 1992 et co-organisateur avec Fernand Sastre de la Coupe du monde de football de 1998 en France. ou
Michel est le fils d'Aldo Platini, joueur de football amateur puis entraîneur de l'équipe de division 3 de l'AS Nancy-Lorraine. Ce dernier laisse beaucoup de liberté à son fils dans sa progression. Michel apprend ainsi l'art du dribble dans la rue. C'est l'antithèse des joueurs passés par les centres de formation, alors tout juste naissants en France. C'est au petit club local de l'AS Jœuf qu'il fait ses classes. Il y signe sa première licence en pupille (10 septembre 1966). Aldo éclaire toutefois Michel très tôt sur quelques notions simples mais primordiales, l'anticipation au premier chef. Il faut déjà savoir à qui l'on va passer la balle avant de la recevoir.
Michel loupe totalement la finale du concours du jeune footballeur en 1969, mais parvient à se faire remarquer à l'occasion d'un match de Coupe Gambardella. Il n'a que seize ans, et il brille déjà de mille feux au sein de la formation junior de l'AS Jœuf qui affronte les juniors du FC Metz. Convoqué au stage de présélection du club messin, Platini, blessé, ne peut pas y participer. L'entraîneur messin change alors de club, et Michel Platini est rayé des listes. Il retrouve son équipe de Jœuf en Promotion d'Honneur.
Le FC Metz invite à nouveau Michel Platini à un stage de présélection, mais le fameux test de capacité respiratoire tourne mal. Après pas moins de dix essais au spiromètre, Michel s'évanouit. Le verdict du médecin est radical : très faible capacité respiratoire, insuffisance cardiaque. Platini ne jouera pas pour le FC Metz, le club de cœur de son enfance. Il rejoint finalement l'équipe réserve de l'AS Nancy-Lorraine en septembre 1972. Il fait la connaissance de Jean-Michel Moutier, jeune portier de la réserve, qui devient rapidement son ami.
Dès ses débuts sous les couleurs de Nancy, Platini fait parler la poudre : il marque trois buts face à Wittelsheim en D3 avec la réserve. Multipliant les sorties de ce type, Michel se retrouve rapidement aux portes de l'équipe fanion. Son premier contact avec l'élite est pourtant pénible. Il est remplaçant face à Valenciennes et assiste, impuissant du banc de touche, à une véritable émeute en tribune. Il est atteint par plusieurs projectiles et des crachats... Quelques jours plus tard, il est descendu par un défenseur strasbourgeois à l'occasion d'un match de réserve : double fracture de la malléole de la jambe droite. Cette délicate saison s'achève bien avec ses grands débuts en Division 1. Platini est aligné d'entrée face à Nîmes au stade Marcel Picot le 2 mai 1973.
Repéré par les instances parisiennes après ses premiers coups d'éclats en Coupe Gambardella, Michel Platini n'a jamais pu honorer la moindre sélection en équipe de France junior en raison de blessures. Il effectue ainsi ses grands débuts avec le maillot bleu de l'équipe de France amateurs le 26 septembre 1973. Tout semble se dérouler parfaitement, mais une nouvelle blessure, en mars 1974, remet tout en question. À Nice, Michel est victime d'une double fracture du bras gauche. Il n'est pas présent sur le terrain en fin de saison, et reste totalement impuissant quand son club est relégué en D2 au terme de la saison.
En D2, Nancy se promène et retrouve rapidement l'élite. Platini devient au cours de cette belle saison le véritable patron de l'équipe. Il marque également 17 buts. Certains d'entre eux sont inscrits sur coup franc, dont il se fait une spécialité dès cette période. Même le grand Ivan Curkovic, gardien de l'AS Saint-Étienne, se laisse tromper deux fois en Coupe de France par ces premiers coups francs diaboliques qui contournaient le mur des défenseurs en suivant une courbe toujours imprévisible pour aller se loger dans la lucarne du gardien... et Nancy élimine les Verts. Platini travaille ses coups francs avec son ami Jean-Michel Moutier. Les mannequins de mousse qui forment le mur sont déjà là.
Les obligations militaires du soldat Platini lui font revêtir l'uniforme pendant l'été 1975. Comme tous les sportifs de haut niveau, il est affecté au bataillon de Joinville où il fait équipe avec une promotion de talent aux côtés de Maxime Bossis, Éric Pécout et autres Omar Sahnoun, sans oublier ses amis nancéiens : Olivier Rouyer et Jean-Michel Moutier. À l'occasion de son service militaire, Michel défend les couleurs de la France en militaire, en espoirs et en olympiques. Avec l'équipe olympique, Platini et ses amis éliminent, avec la manière, la redoutable formation de Roumanie, qui alignait pourtant son équipe A. Le match aller se tient le 3 décembre 1975 à Brest. Platini est brillant au cours de cette partie que les jeunes Français remportent par 4 à 0. Platini devient une vedette en France après ce match. Au match retour, malgré une défaite 1-0 à Bucarest, la France se qualifie pour les JO de Montréal auxquels participera Platini.
Trois jours après cette qualification, Platini est sélectionné avec l'équipe de France A. C'est également une première pour le nouveau sélectionneur des Bleus : Michel Hidalgo.
En parallèle à ses activités militaires, Michel rejoint, le plus souvent possible, son club qui évolue désormais à nouveau en D1. Lors d'un match joué à Laval, le public mayennais chambre Platini. Ce dernier, vexé, marque trois buts. Hélas, la soirée se termine mal, avec une nouvelle blessure. La presse titre alors : la saison de Platini est terminée, et d'annoncer une nouvelle opération du ménisque pour Michel. Il n'en est rien. Platini évite l'opération et retrouve les terrains deux semaines après l'incident de Laval. Ce retour tombe bien, car Nancy affronte dans la foulée l'Olympique de Marseille au Parc des Princes en demi-finale de la Coupe de France. Michel signe de la tête l'unique but lorrain, mais il est contraint de quitter le terrain sur blessure. L'ASNL s'incline finalement 4-1.
Le tournoi olympique 1976 débute pour les Bleus de Platini le 19 juillet face au Mexique, balayé 4-0. Même score face au Guatemala, avec deux buts signés Platini. La phase de poules s'achève sur un match nul face à Israël ; Platini marque un but sur penalty. La France dispute alors les quarts de finale face à l'Allemagne de l'Est. Cette formation est en fait l'équipe A de la RDA. Avec un arbitrage plus que douteux, les Français terminent le match à neuf et les Allemands passent le tour…
De retour de Montréal, Platini signe son premier contrat professionnel avec Nancy pour deux saisons. C'est toutefois l'équipe de France qui occupe tous les esprits avec, en point de mire, la qualification au Mondial argentin. Le match décisif se tient le 16 novembre 1977 au Parc des Princes face à la Bulgarie. Platini est parfait dans son rôle de chef d'orchestre et les Bleus s'imposent 3-1. Ils disputeront la phase finale de la Coupe du monde 1978 après une attente de douze ans.
Divine surprise à l'occasion de la publication du classement du Ballon d'or fin décembre 1977 : le jeune Michel Platini pointe au troisième rang.
Lors des matches de préparation pour la Coupe du monde, il convient de signaler celui disputé à Naples face à l'Italie le 8 février 1978. Platini est éblouissant devant tous les recruteurs des clubs italiens venus superviser la nouvelle petite merveille française. Platini stupéfie tout le monde en trompant deux fois, coup sur coup, le légendaire gardien Dino Zoff, sur coup franc direct. La première tentative n'est pas validée par l'homme en noir qui n'avait pas sifflé... Zoff pense avoir évité le pire, car Platini trouve le mur lors de sa seconde tentative. Quelques minutes plus tard, nouveau coup franc aux abords de la surface italienne. Zoff prend alors bien garde de couvrir son angle droit, mais Platini le trompe par la gauche. Zoff reste pétrifié. Ses tête-à-tête avec Zoff et sa classe, au cours de cette partie retransmise par la télévision italienne, en font une vedette en Italie. Les plus grands clubs européens se battront désormais pour s'attacher ses services : le PSG et Saint-Étienne en France, la Juventus, l'Inter Milan et Naples en Italie, Barcelone et Valence en Espagne, Arsenal en Angleterre, pour n'en citer que quelques-uns.
Avant de disputer la Coupe du monde en Argentine, Platini s'offre la Coupe de France 1978 avec Nancy. Michel signe l'unique but de la finale contre l'OGC Nice. Il reçoit, en tant que capitaine de l'ASNL, son premier trophée majeur des mains du Président de la république Valéry Giscard d'Estaing.
Entre la finale de la Coupe de France et le coup d'envoi du Mondial, quinze jours seulement ! Pas question de stage de préparation pour les Bleus. Dans le même groupe que l'Italie et l'Argentine, la France est trop tendre pour espérer sortir d'un tel groupe. Platini n'a pas grand chose à se reprocher à l'occasion de ce Mondial, mais à l'attaque de la saison 1978-1979, il est pris en grippe par le public, qui le juge responsable de l'échec en Argentine. Platini évolue sous les sifflets jusqu'au match de Geoffroy-Guichard. Galvanisé par les sifflets qui lui sont adressés, Platini met les bouchées doubles face aux Verts. Il dispute chaque ballon, et sur l'un des tacles qu'il tente, sa cheville se bloque : triple fracture de la malléole. Michel est ainsi absent lors des matches de Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe de l'ASNL. Le contrat liant Platini et Nancy arrive à terme en juin 1979. Le président nancéien tente alors un coup de force pour conserver son joueur, mais Platini n'apprécie pas du tout cette intervention. Il quittera le club lorrain à la fin de son contrat. Trois clubs se détachent alors : l'Inter Milan, le PSG et Saint-Étienne. Les deux premiers clubs cités sont des leurres, car Saint-Étienne est l'objectif de Platini. Il signe chez les Verts un contrat de trois ans.
Malgré les blessures et les sifflets, l'humour reste un des traits principaux du caractère de Michel. Citons ici deux des nombreux gags qu'il signa lors de sa période lorraine. Lors des déplacements, Michel s'amusait à faire exploser un pétard à mèche dans un lieu public, puis à faire le mort, provoquant inévitablement un attroupement... Lors du séjour en Argentine pour la Coupe du monde, il s'amusa, comme un collégien, à vider des tubes de dentifrice dans les lits de ses coéquipiers...
Les trois années de Michel Platini à Saint-Étienne se soldent par un bilan mitigé. L'objectif du club en recrutant Platini était de remporter une Coupe d'Europe, mais malgré quelques coups d'éclat (notamment contre le PSV Eindhoven et contre Hambourg), les Verts ne se hisseront jamais à la hauteur de leurs glorieux aînés de 1976. Sur le plan national, Platini remporte son seul titre de Champion de France en 1981, le dernier des Verts, mais échoue à deux reprises en finale de la Coupe de France. Tout d'abord face à Bastia en 1981, puis contre le Paris Saint-Germain en 1982, son dernier match avec Saint-Étienne avant son départ pour la Juventus. Il aura alors joué sous le maillot vert 146 matches pour un total de 82 buts.
Durant sa période stéphanoise, il s'affirme en équipe de France, au sein de laquelle il devient sous le numéro 10 un capitaine indispensable. En 1981, Platini extirpe les Bleus de leur groupe de qualification pour la Coupe du monde 1982 grâce à un coup franc « platinien » marqué contre les Pays-Bas lors du match décisif pour la qualification.
Au Mondial espagnol de 1982, les Bleus se hissent jusqu'en demi-finale contre la RFA, pour une rencontre de légende perdue à l'issue de l'épreuve des tirs au but. Paradoxalement, Michel Platini considère aujourd'hui ce match comme le plus grand souvenir de sa carrière.
À la Juventus de Turin, au sein d'une équipe constituée quasi entièrement de joueurs champions du monde (l'Italie vient de s'imposer au Mundial), Platini connaît des débuts délicats en raison d'un placement sur le terrain qui l'indispose, imposé par son entraineur Giovanni Trapattoni, mais surtout d'une pubalgie qui le gêne jusqu'en janvier 1983. Pris en grippe par une presse spécialisée extrêmement exigeante, il est même tout proche de quitter l'Italie durant l'hiver. Il convient de préciser que l'actionnaire principal du club, Giovanni Agnelli dit "l'Avvocato", a dès le début pris conscience du potentiel énorme de sa nouvelle recrue. Lors d'une interview, alors que Platini n'est au club que depuis quelques mois, le patron de la Juventus et de la Fiat lance sans hésitation : « Platini est le plus grand joueur de l'histoire de la Juventus, plus fort que Sivori ». Plus de 20 ans après, dans un entretien accordé au journal l'Équipe pour le numéro exceptionnel de l'Équipe Magazine "100% Platini" de juin 2008, son coéquipier de l'époque et ami le Polonais Zbigniew Boniek a apporté la confirmation de l'admiration que portait Giovanni Agnelli à son joueur vedette : « Quand Agnelli voyait Platini, il avait des frissons ». Donc à la trêve, fort du soutien de "l'Avvocato", Michel et Zbigniew Boniek tapent du poing sur la table et obtiennent de l'entraineur une évolution tactique de l'équipe. La seconde partie de saison 1982-83 est beaucoup plus intéressante pour la Vieille Dame qui remporte la Coupe d'Italie 1983 contre Vérone (0-2 ; 3-0, avec deux buts de Platini en match retour). La Juve vole alors de succès en succès.
Il remporte le championnat d'Italie en 1984 et 1986, la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1984, la Supercoupe de l'UEFA en 1984, la Coupe d'Europe des Clubs champions et la Coupe Intercontinentale en 1985. De 1984 à 1986, il termine également trois fois consécutivement meilleur buteur du championnat d'Italie. Il est reconnu comme le meilleur joueur européen en recevant à trois reprises le Ballon d'Or de 1983 à 1985.
La finale européenne de 1985, disputée au Heysel contre Liverpool aurait dû être le sommet de sa carrière avec la Juventus. Mais le drame du Heysel constitue sans conteste le plus pénible souvenir de sa carrière. Auteur du seul but de la rencontre, Michel Platini se retrouve au centre d'une polémique médiatique dans les jours qui suivent le drame, certains lui reprochant son manque de retenue dans la célébration de la victoire. Mais Platini se défendra en soutenant que tout comme l'ensemble des joueurs de la rencontre, il avait été laissé dans l'ignorance de l'ampleur du drame.
L'état de grâce de Platini en club se répercute également en sélection nationale. En 1984, il remporte le Championnat d'Europe des nations organisé en France en marquant neuf buts (trois du pied droit, trois du gauche, trois de la tête) en seulement cinq rencontres. Il débloque notamment la finale contre l'EspagneLuis Arconada et offre ainsi à la France son premier titre majeur en football. grâce à un coup franc qui trompe le portier espagnol
Mais affaibli par une pubalgie tenace, jouant sous infiltration, Michel Platini n'est pas véritablement en mesure de justifier sa réputation de meilleur joueur du monde à l'occasion de la Coupe du monde de football 1986 au Mexique. Il se montre pourtant décisif en plusieurs occasions, notamment contre l'Italie en huitième de finale (ouverture du score) et contre le Brésil en quart de finale (égalisation). Ce but inscrit le jour de son anniversaire restera le dernier de sa carrière chez les Bleus. Après une nouvelle élimination en demi-finale contre la RFA, Michel Platini doit se contenter de la troisième place finale (il ne disputa pas les petites finales des tournois 1982 et 1986).
Usé physiquement, Platini dispute une ultime saison à la Juventus avant de prendre sa retraite sportive le 17 mai 1987. Participant en pointillé à la campagne (infructueuse) de qualification pour l'Euro 1988, Platini honore sa dernière sélection en bleu le 29 avril 1987 contre l'Islande.
En équipe de France, de 1976 à 1987, il a marqué 41 buts en 72 sélections, ce qui restera le record chez les Bleus jusqu'en octobre 2007.
À peine plus d'un an après sa retraite en tant que joueur, il est nommé sélectionneur de l'équipe de France de football le 1erHenri Michel, poussé dehors suite à la mauvaise entame des Bleus dans les
Edison Arantes do Nascimento[1], dit Pelé, né le 23
octobre 1940 à Três Corações (Brésil, État du Minas Gerais), est un ancien footballeur professionnel brésilien évoluant au poste d'attaquant.
Considéré comme le meilleur joueur de tous les temps, il est le seul footballeur champion du monde à trois reprises (1958, 19621970 avec la sélection brésilienne), il a également remporté de nombreux titres à travers les deux clubs professionnels qu'il a connu (Santos FC et New York Cosmos) dont la coupe intercontinentale (1962 et 1963), la Copa Libertadores (1962 et 1963), le championnat des États-Unis (1977) et à onze reprises le championnat de São Paulo dans les années 1950 et 1960. Il a par ailleurs inscrit un total de 1 281 buts au cours de sa carrière, ce qui fait de lui l'un des buteurs les plus prolifiques de tous les temps. et
Pelé a reçu de nombreuses distinctions de la part des fédérations sportives et des médias dont les deux plus prestigieuses sont : Meilleur Joueur Mondial du Siècle par la Fédération internationale de football association et « athlète du siècle » par le Comité international olympique. Depuis sa retraite sportive, Pelé est devenu ambassadeur pour l'ONU et l'UNESCOcoupe du monde de 2014 qui se déroulera au Brésil. à l'Éducation, l'Écologie et l'Environnement. Il continue également à prêter son image à diverses entreprises et a occupé le poste de ministre des sports du Brésil entre 1995 et 1998. Pour autant, il n'a pas quitté le monde du football puisqu'il sera l'ambassadeur international de la
Pelé naît à Três Corações (« Trois Cœurs » en français) dans l'État de Minas Gerais, au nord de Rio de Janeiro, le 23 octobre1940 fils de Dondinho (João Ramos do Nascimento), ex-footballeur amateur, et de Celeste (Maria Celeste Arantes), il a un frère Jair "Zoca" et une sœur Maria Lucia. Pour sa date de naissance et son nom de famille, les registres de l'état civil de l'époque indiqueraient le 21 octobre 1940 et ceux de la paroisse où il a été baptisé, mentionnent le 23 octobre. Son prénom est répertorié de manière différente selon les deux actes : le premier fait état de « Edison » (en hommage à Thomas Edison en raison de l'arrivée de l'électricité dans le village) tandis que le second mentionne "Edson". Le prénom « Edson » et la date du 23 octobre seront les informations qui resteront finalement. À l'âge de deux ans, sa famille quitte Três Corações pour Bauru dans l'état de Sao Paulo où son père décroche un emploi de fonctionnaire et une place dans l'équipe de football de la ville.
Enfant très actif, sa mère le laisse quelquefois accompagner son père lors de ses entraînements de football. Ce serait lors d'un de ces entraînements qu'il aurait acquis le surnom de Pelé. Le petit Edson, qui n'avait que trois ans, s'amusait avec le gardien du Vasco da Gama FC, le club de son père. C'est alors que son père remarque qu'il crie « Pilé » en essayant de prononcer le nom du gardien, un certain Bilé. "Pilé" deviendra "Pelé" et le surnom de l'enfant (même si sa famille et ses proches continueront à l'appeler Edison)[2].
Repéré par Waldemar de Brito (entraîneur de l'équipe de jeunes de Bauru Athletic Club) lors d'une sélection, son talent pour le ballon rond le conduit à ne fréquenter que les stades. Il intègre à treize ans l'équipe du Bauru AC où il reste jusqu'en 1956. Deux ans plus tard, Waldemar de Brito quitte son poste d'entraîneur mais propose aux parents de Pelé de rejoindre le Santos FC, ce qu'ils acceptent.
Pelé quitte sa famille en 1956 à l'âge de quinze ans pour s'installe donc à Santos et jouer au club du Santos FC en devenant professionnel. Il s'entraîne directement avec l'équipe professionnelle mais joue avec les juniors.
Il dispute son premier match avec les professionnels à l'occasion d'une rencontre amicale le 7 septembre 1956 les Corinthians de San André et y marque son premier but officiel[3]. Après la blessure d'un titulaire, il prend une place dans l'équipe type très rapidement au début de l'année 1957. Auteur de bonnes prestations, il est convoqué en équipe du Brésil et joue le 7 juillet 1957 lors de la Copa Roca contre l'Argentine au Maracana au cours duquel il inscrit un but (défaite 1-2), trois jours plus tard il est titularisé pour la première fois en équipe du Brésil et grâce à un nouveau but permet de battre l'Argentine 2-0.
Cette convocation prématurée lui permet de croire en ses chances pour participer à la prochaine coupe du monde 1958 qui se déroule en Suède. Il termine meilleur buteur du championnat de l'État de Sao Paulo avec 17 buts qui lui permet d'être sélectionné dans l'équipe en partance pour la Suède.
Âgé de dix-sept ans seulement, Pelé est appelé à jouer sa première coupe du monde. Blessé quelques jours avant le début de la compétition[4], il ne participe pas aux deux premiers matchs de la sélection, cependant le Brésil bat 2-0 l'Autriche et tient en échec l'Angleterre 0-0. Au troisième match décisif contre l'URSS, Pelé fait ses grands débuts dans la compétition au côté de Garrincha considéré comme le meilleur joueur de la sélection, il devient alors le plus jeune participant au tournoi. Le Brésil s'impose grâce à un double de Vava et se qualifie pour les quarts-de-finale. À partir de ce moment-là, Pelé est titularisé à toutes les rencontres, tout d'abord en quarts-de-finale contre les Pays de Galles (1-0, but de Pelé), en demi-finale contre la France (5-2, triplé de Pelé) puis enfin en finale contre le pays hôte la Suède où le Brésil devient pour la première fois champion du monde en les battant 5-2 (doublé de Pelé). Pelé a inscrit six buts en l'espace de trois rencontres au cours de cette compétition où seul Just Fontaine avec treize buts fait mieux et devient à dix-sept ans le plus jeune vainqueur de ce trophée.
Après cette victoire, Pelé et ses coéquipiers connaissent une véritable médiatisation à leur retour au pays (couvertures de magazines, interviews ...), il s'agit du premier titre du Brésil qui intervient huit ans après la terrible désillusion de 1950 où le Brésil avait perdu la finale chez lui, au Maracana face à leurs voisins l'Uruguay.
Malgré ce titre à 17 ans, Pelé poursuit sa carrière à Santos sans que celui-ci soit le joueur le mieux payé. En raison de la superficie du Brésil et la difficulté de mettre en place un championnat national, Santos FC dispute le championnat de Sao Paulo qui est avec le championnat de Rio de Janeiro l'un des plus difficiles championnats régionaux, ensuite les meilleurs clubs de ces deux championnats disputent le Tournoi Rio-São Paulo qui désigne alors le champion du Brésil. Santos FC remporte le titre du championnat paulista où Pelé termine meilleur buteur avec 58 buts (en 33 matchs) puis pour la première fois de l'histoire du club le tournoi Rio-São Paulo en 1959 puis deux nouveaux titres du championnats de Sao Paulo (1960, 1961), par ailleurs le club effectuait de nombreuses tournées à travers le monde, notamment en Europe pour y rencontrer les meilleurs clubs européens qui n'hésitent pas à proposer des offres pour attirer Pelé, cependant le Congrès brésilien décide d'y mettre un terme à ces spéculations en le déclarant « Trésor national non exportable ».
Titulaire indiscutable en équipe du Brésil, Pelé participe en 1962 à la seconde coupe du monde qui se déroule au Chili. Le 30 mai1962, le Brésil affronte le Mexique qu'il bat 2-0 par Mario Zagallo et un but de Pelé. Le 2 juin, ils affrontent la Tchécoslovaquie, il se blesse tout seul musculairement à la 25e minute mais reste sur le terrain jusqu'à l'issue du match car les remplacements ne sont pas autorisés, le match se termine sur un score nul et vierge de 0-0, Pelé qui était resté sur le terrain rend hommage aux défenseurs tchèques pour leur fair-play en ne cherchant pas à le blesser plus sérieusement. Malgré cela, Pelé ne se remet pas de sa blessure et ne prend part à aucun autre match dans le tournoi, cela n'empêche pas le Brésil de remporter sa deuxième couronne mondiale contre cette même équipe tchèque sur le score de 3-1.
De retour au Brésil, il se rétablit et rejoint son club qui s'est qualifié pour la finale de la copa Libertadores[5], il ne joue que le troisième match décisif contre le CA Peñarol qui voit la victoire de Santos FC sur le score de 3-0 (doublé de Pelé), ce titre permet au club brésilien de rencontrer le champion d'Europe le Benfica Lisbonne d'Eusébio en coupe intercontinentale. Au match aller, Santos FC s'impose 3-2 (doublé de Pelé) au Maracana, au match retour à Lisbonne, Santos mène 5-0 avant que Benfica ne marque deux buts pour un score final de 5-2 (triplé de Pelé) et remporte son premier titre intercontinentale.
L'année suivante, Santos parvient une nouvelle fois en finale de la copa libertadores, cette fois-ci contre Boca Juniors, et remporte pour la deuxième fois le titre après une victoire au Maracana à l'aller 3-2 puis une autre au retour à la Bombonerae minute. Ce succès permet donc au Santos de disputer également la coupe intercontinentale contre l'AC Milan. Au match aller, Milan gagne 4-2 à San Siro malgré le doublé de Pelé, mais Santos remporte le match retour 4-2 (blessé Pelé ne joue pas), c'est donc au troisième match décisif que le titre est décerné, titre gagné par Santos pour la deuxième fois grâce à une victoire 1-0. 2-1 dont le but victorieux inscrit par Pelé à la 82
Cependant cette célébrité de Pelé (âge seulement de 25 ans en 1966) ne lui attire pas seulement les faveurs du public et des médias. Rapidement, l'attaquant de Santos devient la cible de tous les défenseurs du monde. Une cible très exposée puisqu'il dispute un nombre incroyable de matchs, pas toujours essentiels pour construire sa légende. Son club souhaitant rentabiliser le phénomène (et justifier son salaire), multiplie ses apparitions, jouant plus de 20 matchs amicaux par an. Pour la seule année 1960, Pelé joue 116 matchs. Il est souvent blessé mais récupère rapidement. Néanmoins, les blessures, qu'elles soient consécutives à sa surexposition ou aux agressions, finissent par lui poser des problèmes. De plus le Brésil, fort de ses deux titres, pense que le titre de la coupe du monde 1966 est déjà acquis.
Lors de cette compétition organisée en Angleterre, ce sont les agressions adverses qui vont finalement avoir raison du joueur. Contre la Bulgarie, il est agressé par Zhechev sans que l'arbitre le sanctionne, défenseur d'une équipe battue par 2 à 0, dont un but de Pelé, l'autre étant inscrit par Garrincha. Au match suivant, les Brésiliens décident de préserver Pelé et le laissent sur le banc contre la Hongrie que cette dernière gagne 3-1. Au pied du mur, Pelé est finalement titularisé au troisième match décisif contre le Portugal, cependant rapidement le Portugal fait la différence par Eusébio et Pelé se blesse sur des tacles de Morais, le Portugal s'impose 3-1 et élimine le Brésil. Après la compétition, Jetchev, le défenseur bulgare, dira plus tard: "J'ai commencé le travail. Morais l'a terminé"[6Déçu du laxisme de corps arbitral et du traitement des défenseurs adverses, Pelé ne se concentre dans un premier temps qu'à son club qui ne parvient pas à remporter le championnat paulista en 1966 mais le reconquiert en 1967. En 1968, le club réalise le doublé championnat paulista-coupe du Brésil, en même temps Pelé participe aux nombreuses tournées du club et de la sélection brésilienne (États-Unis, Afrique, Europe). En Automne 1969, tous les médias sportifs brésiliens attendent le 1000e but de sa carrière, alors que plus l'évènement approche, Pelé a des problèmes d'efficacité, ajouter à cela les défenses adverses ne souhaitant pas être retenues dans l'histoire comme étant celles d'avoir encaissé ce fameux but. C'est finalement le 19 novembre 1969 au Maracana sur un penalty qu'il inscrit face au Vasco de Gama son millième but, il effectue alors un tour d'honneur, le match est interrompu vingt minutes avant de reprendre.
En cette année 1970 se profile la coupe du monde au Mexique, Pelé n'était revenu en sélection qu'à partir de 1968 après une pause de deux ans, née de la déception de l'édition 1966. Entraînée par Mario Zagallo, la sélection brésilienne se pose comme l'un des favoris du tournoi (qui est pour la première fois retransmis en couleur par les télévisions du monde entier). Titulaire, Pelé joue aux côtés des Jairzinho, Tostão, Rivelino, Carlos Alberto, au premier match contre la Tchécoslovaquie, alors que le score est de 1-1, Pelé décide de tenter un lob de 50 mètres sur le gardien Ivo Viktor, il manque le cadre pour quelques centimètres, cependant il se reprend plus tard en marquant le deuxième but de son équipe, match que le Brésil gagne 4-1 au final. Au match suivant, ils sont opposés au tenant du titre l'Angleterre. Pelé met en lumière le gardien adverse Gordon Banks qui repousse son tir (une tête piquée à bout portant) de façon parfaite. Cet arrêt est considéré alors comme l'un des plus beaux arrêts de gardiens de l'histoire. Pelé dira d'ailleurs après le match: "J'ai marqué un but, mais Banks l'a arrêté". Cependant malgré les exploits de Banks, le Brésil s'impose 1-0. Au troisième match, Pelé inscrit un doublé contre la Roumanie pour une victoire difficile 3-2.
Qualifié pour les quarts de finale, le Brésil affronte le PérouUruguay qui se profile. Pour Pelé, il s'agit de l'occasion d'effacer le mauvais souvenir de 1950 pour toute une nation, mené 1-0, le Brésil s'impose finalement 3-1, durant ce match Pelé effectue un grand pont sans toucher la balle devant le gardien de la CelesteItalie. Lors ce match, Pelé ouvre le score d'un but au second poteau sur un centre de Rivelino et remporte son troisième titre sur un score final de 4-1, permettant au Brésil de conserver le trophée Jules Rimet[7]. Le défenseur italien Tarcisio Burgnich, adversaire de Pelé lors de la finale déclare : « Avant le match, je me disais : il est en chair et en os, comme moi. J'ai ensuite compris que je m'étais trompé ». qu'il bat 4-2 sans but de Pelé, en demi-finale c'est l' Mazurkiewieckz. mais il ne réussit pas cependant à cadrer sa frappe après cet exploit. Pelé et la sélection brésilienne sont aux portes d'un troisième titre avec une finale contre l'
Un an après ce titre, Pelé prend sa retraite internationale lors d'un match entre la Seleçao et la Yougoslavie au Maracana le 18 juillet 1971 (score final : 2-2) sous l'ovation du public qui demande à Pelé de rester, en vain. Il poursuit cependant sa carrière en club, toujours au Santos FC, à travers les différentes compétitions et les tournées amicales dans le monde. C'est lors d'une de ces tournées en Amérique du Nord que Pelé reçoit des offres des États-Unis dès 1971 mais les décline. En 1973, il signe un contrat avec Pepsi-Cola et à son projet d'ateliers de football pour enfants, en club il continue à réaliser de bonnes performances comme le titre du championnat paulista remporté, ce qui incite de nombreuses personnes dont le pouvoir politique à réclamer le retour de Pelé en sélection pour la coupe du monde 1974, mais celui-ci reste sur sa position de 1971.
Fin 1974 à 34 ans, il décide alors de prendre sa retraite définitive contre Ponte Preta après dix-huit années passées au Santos FC, mais quelques mois après ce retrait du monde du football, Pelé s'aperçoit que ses affaires en dehors du football ne se portent pas bien et que des dettes se sont accumulées, ainsi après avoir reconsidéré les offres des clubs européens où le rythme des matchs est aussi élevé qu'en Amérique du Sud, il décide de signer pour les New York Cosmos et la championnat nord-américain : la NASL.
Pelé signe son nouveau contrat le 11 juin 1975 et s'installe à New York, il participe alors à l'essor du football aux États-Unis dans un pays où ce sport reste confidentiel. Lors de sa première saison, il ne permet pas à son club de se qualifier pour les séries éliminatoires (play-offs) mais il s'agit sur le plan économique d'un véritable succès avec des stades remplis et où de nombreuses personnalités assistaient au match de « soccer ». L'année suivante, en 1976, Cosmos recrute alors de nouveaux joueurs professionnels dont l'international italien Giorgio Chinaglia, l'équipe joue mieux et se qualifie pour les séries éliminatoires mais est battue en quart de finale par les Tampa Bay Rowdies (1-3). Il décide alors de prolonger sa carrière d'une année. Les matchs à domicile se déroulent depuis peu au Giants Stadium et de nouveau un effort avait été fait sur le recrutement des joueurs : Franz Beckenbauer, Carlos Alberto ou Jomo Sono. L'équipe parvient en Soccer Bowl (finale du championnat) et Pelé remporte son premier titre de la NASL contre les Seattle Sounders le 27 août 1977.
Après ce titre, Pelé décide d'annoncer sa retraite définitive du football. Pour cela, il organise un match d'adieu entre les Cosmos et le Santos FC le 1er octobre 1977 au Giants Stadium, devant environ 75 000 spectateurs. Il revêt les couleurs du Cosmos en première mi-temps puis ceux du Santos FC en deuxième période. À la fin match, il est soulevé par ses co-équipiers et effectue un tour d'honneur, Pelé n'arrivant pas à retenir ses larmes. Il est âgé alors de 37 ans. Il joue par la suite d'autres matchs, mais seulement amicaux à l'occasion d'autres jubilés ou de rencontres FIFA.
En 1977, il arrête définitivement. J.B. Pinheiro, ambassadeur du Brésil à l'ONU, déclare que « Pelé a joué 22 ans au football et durant cette période, il a fait plus pour l'amitié et la fraternité que n'importe quel autre ambassadeur »[8]. Le 1er octobre de cette même année, les Nations Unies lui décerne le titre de « Citoyen du monde ». Il décide alors de s'engager dans des actions liées au football ou humanitaires, il travaille tout d'abord à la commission du fair-play à la FIFA puis devient ambassadeur de bonne volonté pour l'Unicef, notamment dans l'éducation et la santé des enfants, où il n'hésite pas à participer à des manifestations de collecte de fonds. Il a appuyé le Téléthon télévisé pour les enfants en difficulté, et le gala que Ute-Henriette Ohoven, ambassadrice de bonne volonté de l'UNESCO, organise tous les ans afin de collecter des fonds pour l'éducation des enfants qui sont dans le besoin. Il utilise sa renommée pour promouvoir les activités de l'organisation. Il a participé au « parti du cœur 2000 » qui s'est tenu à Rome, en Italie, pour appuyer le processus de paix Israélo-palestinien, en montrant une fois de plus son engagement, et pour tenter d'unir les parties ennemies grâce au langage du football[9]. Au Brésil, Pelé est une personnalité très respectée par la jeunesse. Ses engagements humanitaires sont centrés sur l'aide aux enfants en difficulté. Pelé fait aussi campagne contre les drogues et promeut le sport comme un moyen d'expression sociale.

Après la dictature dans son pays, de nombreux gouvernements souhaitent
que Pelé prenne en main le ministère des Sports au Brésil, après deux
refus à Tancredo Neves en 1985 puis à José Sarney en 1989, Pelé accepte le poste proposé par Fernando Henrique Cardoso en 1994, se sentant alors apte à prendre cette fonction. Il prend ses fonctions en 1995. Installé à Brasilia,
il devient le premier noir à accéder à un poste si élevé. Il décide de
refondre structurellement l'organisation du football au Brésil, il se
heurte cependant à certains présidents de clubs car il souhaite que les
clubs publient les bilans annuels, il se heurte également à la
fédération brésilienne de football dont Joao Havelange
dans sa tentative de doter le championnat du Brésil d'une ligue
indépendante sur l'exemple du championnat d'Angleterre. Finalement, en
fin d'exercice en 1998, il parvient à faire aboutir son projet de loi
appelé la "loi Pelé" qui est une adaptation à l'arrêt Bosman en Europe pour permettre aux footballeurs de s'engager où ils le désirent.
Pelé laisse l'image d'un joueur complet aux qualités techniques et physiques hors-normes. Rapide, doué d'une incroyable détente verticale (comme sur le but inscrit de la tête en finale de la Coupe du monde 1970), le brésilien jouissait d'une aisance technique sur le terrain qui le faisait passer pour le meilleur de son époque. Il était capable de réaliser les gestes les plus techniques avec une très grande facilité. Il était aussi capable d'en réaliser beaucoup et régulièrement. En 1958 comme en 1970, il tentait et réussissait des gestes d'anthologie.
Néanmoins, si Pelé est considéré par beaucoup comme le meilleur joueur de tous les temps, c'est surtout grâce à son impact sur le football de son époque. De ses débuts professionnels à 16 ans à sa retraite internationale, Pelé a pratiquement éclipsé tous les autres joueurs de son époque. Aucune défense n'a réussi à l'arrêter ou à le museler (en tout cas dans les compétitions majeures). Les seules fois où il a été battu, ce fut après avoir été agressé et blessé par des défenseurs.
Il est aussi à ce jour, le seul joueur à avoir gagné 3 coupes du monde (1958, 1962 et 1970). La seule qu'il n'a pas réussi à remporter (celle de 1966) ce fut après avoir été blessé par des défenseurs très rugueux.
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